Variations autour de la cantine pour le Fooding

Le Fooding, pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, est un mouvement gastronomique alternatif super intelligent et savoureux…Il suffit de laisser son côté très parisien et donc parfois très agaçant de côté. Contraction de food et feeling, le fooding propose de s’intéresser à une cuisine « libertaire et libérée » faite d’envies, de hasards, d’audaces et de pleins d’autres bonnes choses. Pour partager ces découvertes en matière de chef avant-gardistes et ses expériences culinaires, le bureau du fooding propose régulièrement des soirées ouvertes à tous les curieux gastronomes. Lundi prochain aura donc lieu la dernière d’une grande série déjà mythique où l’on a vu passer des grands noms comme Yves Camdeborde, Hélène Darroze ou Pierre Hermé.

C’est Didier Eléna, un jeune chef talentueux, élevé à la sauce Ducasse chez qui il a fait la plus grande partie de sa carrière culinaire, qui a concocté le menu. Avant de quitter le château les Crayères, un relais et châteaux à côté de Reims, où il officie pour rejoindre les cuisines du fooding, il a gentiment pris cinq minute pour répondre aux questions de cocooking :

Pour vous, c’est quoi le Fooding ?

C’est désacraliser des lieux et des moments pour se concentrer sur le partage, le plaisir que l’on prend à table tous ensemble. C’est dépoussiérer la cuisine. A la base, on fait tous la cuisine pour passer un bon moment même si, quand on est chef, c’est aussi notre gagne pain. Les soirées fooding permettent de retourner à la source de nos rêves de cuisiniers, de réaliser une cuisine conviviale, de partager et d’échanger… Et on en a bien besoin !

Pourquoi vous être lancé dans cette aventure ?

Pour le plaisir d’abord ! Je suis encore à un âge où je peux m’amuser un peu. Cette expérience va me faire sortir de ma cuisine pour aller vers les gens et leur proposer une cuisine différente de ce que je fais d’habitude. J’ai besoin de ces échanges, avec la multiplicité des cultures, c’est ce qui m’a construit.

Vous avez décidé de travailler autour de quel aliment ?

On m’a imposé le bSuf comme aliment et le sujet : la cantine. J’ai puisé dans mes souvenirs d’enfance et j’en ai sorti l’abécédaire de pot-au-feu au raifort !

C’est un plat très symbolique, il existe dans toutes les régions mais chacune ajoute son condiment : mayonnaise avec des cornichons, moutarde… Le raifort, c’est le condiment que l’on trouve dans le nord-est… Bien que je sois de Monaco !
Pour le dessert, c’est toujours très cantine avec une variation pas très sérieuse autour du riz au lait mais c’est une surprise !

Pour ceux qui ne pourront pas venir, peuvent-ils se consoler en réalisant le plat chez eux?

Tout est possible. Pour vous dire, c’est un plat que je pourrais réaliser pour mes enfants le dimanche : simple et bon. La recette est sur le site du fooding.

Pour les chanceux qui habitent Paris, l’entrée se fera uniquement sur inscription sur http://www.lefooding.com à partir de vendredi. Le lieu exact vous sera dévoilé une fois votre inscription enregistrée. Attention, C’est une soirée assise avec trois services de 40 couverts…autant vous prévenir : les premiers seront les mieux servis (comme à la cantine finalement !), voir les seuls servis ! Pour finir de vous mettre l’eau à la bouche, sachez que dans vos verres de cantine Duralex, c’est du champagne millésimé que le Fooding fera couler !

lucile Escourrou

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