Anaik de « Le confit, c’est pas gras »

Aujourd’hui, Cocooking est allé du côté de « Le confit, c’est pas gras », le blog d’Anaik.

Le confit, c’est pas gras est, sans conteste, le blog le plus girly-délirant de la blogosphère culinaire ! A la tête de ce journal intime tenu dans une cuisine, un personnage haut en couleur : Anaik. Anaik aime les talons aiguilles, les millionnaires et la Saint Valentin, elle a un petit copain du nom de Brad et adore rire de sa propre poire. Derrière cette furie des fourneaux se cache une adorable demoiselle, « petite-fille de paysans, élevée dans le culte du bon produit », à la plume exquise. Mais vous n’en saurez pas plus car c’est derrière le personnage d’Anaik qu’elle a choisi de s’exprimer en totale liberté et de nous amuser avec sa cuisine décomplexée. Vous trouverez donc sur « Le confit, c’est pas gras ! », la recette de la « tarte-prozac aux tomates et à la moutarde » et celle du « gâteau crunchy » à base de barres Lion déstructurées. Mais comme le « côté obscur de la force » ne va pas sans l’autre côté de cette même force, vous pourrez aussi y découvrir un reportage -âmes sensibles s’abstenir- pour le moins authentique sur le délicieux porc de Bigorre… Un blog schizophrène comme on les aime !

Votre dernière invention culinaire ?
Anaik: Des mini-muffins aux pépites de chocolat et au pralin, un ingrédient que

j’utilisais pour la première fois.

C’était bon ?
A :
Terrible. Je suis en train d’en manger un, là, d’ailleurs.

La recette ou l’invention dont vous êtes la plus fière ?
A :
Peut-être mon tartare saumon-mangue-fenouil
http://anaikcuisine.canalblog.com/archives/2006/07/10/2263831.html :

c’est très frais, les parfums sont équilibrés et c’est vite préparé. Très carrier-woman des années 80, sans les épaulettes.

Le premier plat que vous avez cuisiné ?
A :
Avec ma mère, une fée de la cuisine du quotidien, des tartes de toutes sortes. Je mangeais des tonnes de pâte crue, maison bien sûr. Je m’insurge d’ailleurs contre une idée reçue scandaleuse et totalement infondée : ça ne fait pas mal au ventre, la pâte crue.

Seule, je dirais le pain d’épices, mais je n’en suis pas sûre. J’ai grandi dans une atmosphère très gourmande et j’ai toujours aimé mettre les mains dans la farine. Et j’ai une mémoire de poisson rouge.

Un plat auquel vous ne pouvez pas résister ?
A :
Il y en a des tonnes, mais je dirais le vin (quoi, c’est pas un plat ?), avec tout ce qui va avec. Bonnes charcuteries, fromages, pains… Ah, et puis les légumes primeurs du printemps. Et aussi les fruits de mer, les crustacés. Et une bonne côte de boeuf. Et des tas d’autres choses encore.

Votre livre de cuisine fétiche ?
A :
J’aime particulièrement le livre « Méditerranées » d’Alain Ducasse (Hachette, 1996), que j’ai beaucoup offert. Il prône une cuisine de produits, mais des produits pour la plupart à la portée de tous (frottée d’ail confit au pain de campagne, crostini de tapenade aux artichauts « violet de Venise », l’histoire de l’oeuf coulant sur la pomme de terre, tajine de kefta aux tomates, risotto à l’encre de seiche ?).

J’ai aussi un gros coup de coeur pour le numéro que « La pensée de midi »
http://www. lapenseedemidi.org/ avait consacré aux cuisines méditerranéennes (Actes Sud, été 2004). Il s’intitule « La cuisine, un gai savoir » : franchement, je jalouse férocement le rédacteur en chef d’avoir trouvé ce titre exceptionnel. Chaque fois que je lis le texte d’André Pitte, « Le voyage des papilles », j’ai l’eau à la bouche puis les larmes aux yeux.

À part ça, les livres de Ken Hom, qui m’a fait comprendre un peu la cuisine chinoise, ceux de Jamie Oliver, pleins de bonnes idées, ceux de Trish Deseine qui pratique une cuisine comme je l’aime, ceux de Patricia Wells pour les mêmes raisons, et, et, et? ah, zut ! il y en a plus que deux ? Je me jette aussi sur tous les livres de blogueuses.

Votre blog préféré hormis le vôtre ?
A :
J’en lis énormément. J’aime particulièrement les Culino-tests, le blog de Georgette , Papilles et Pupilles,
La cuisine de Mercotte , Clea cuisine, C’est moi qui l’ai fait , Ester’s kitchen, Lorette , Tasca da Elvira,
Les agapes , Feuille de chou,
Top slurp avec Estèbe , Cuisine de la mer, Patrick Chazallet et tant d’autres. Franchement, on n’aurait presque plus besoin d’acheter des livres de cuisine !

Votre dernière découverte culinaire ?
A :
Le restaurant Le Pré Verre, à Paris (j’en parle ici »
http://anaikcuisine.canalblog.com/archives/2006/10/18/2912870.html /,

pour les plats de son chef, Philippe Delacourcelle, qui réinterprète le répertoire de la cuisine de bistrot avec des épices et des influences venues d’Asie. J’ai acheté son livre, *Ma cuisine à fleur d’épices* (Solar, 2006), et c’est une merveille. Je crois d’ailleurs qu’il est très à la mode sur la blogosphère.

Le blog « Le confit, c’est pas gras »
http://anaikcuisine.canalblog.com/ Lucile Escourrou

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